
France Invest publie une nouvelle étude révélant les moteurs réels de création de valeur dans les opérations de capital‑investissement, mettant en lumière comment les PME et ETI françaises transforment croissance, performance et acquisitions en valeur durable. Un éclairage clair, chiffré et essentiel pour comprendre les dynamiques qui façonnent aujourd’hui le capital‑investissement.
Étude France Invest & EY · 11ᵉ édition
France Invest et EY publient la 11ᵉ édition de leur étude consacrée à la création de valeur dans les PME et ETI françaises accompagnées par les acteurs du capital‑investissement.
Cette analyse, devenue une référence depuis 2014, se concentre cette année sur 232 opérations de cession réalisées entre 2019 et 2024, représentant 61 % du marché étudié.
L’étude couvre des entreprises françaises initialement investies en capital‑transmission (LBO), réalisant entre 20 et 500 M€ de chiffre d’affaires au moment de leur cession.

La croissance des résultats opérationnels reste le moteur principal de la création de valeur, confirmant le rôle structurant du capital‑investissement.
Sur l’ensemble de la période 2019‑2024, 77 % de la valeur créée provient de l’effet résultat, c’est‑à‑dire de la progression de l’EBE (Excédent Brut d’Exploitation). Cette hausse des performances est elle-même portée à 47 % par la croissance organique et à 37 % par la croissance externe, illustrant des entreprises dynamiques, accélérant leur développement via des acquisitions ciblées.
Pour le seul millésime 2024, l’effet résultat représente 88 % de la création de valeur. La croissance organique contribue à 53 % de l’amélioration des résultats, la croissance externe à 43 %, tandis que l’effet marge reste limité (4 %).
L’amélioration du profil stratégique et de la taille des entreprises se traduit par des niveaux de valorisation en hausse.
Sur la période 2019‑2024, l’effet multiple contribue à hauteur de 36 % à la performance globale. Les multiples d’acquisition passent de 8,8x l’EBE à l’entrée à 12,1x à la sortie, reflétant la montée en gamme des entreprises accompagnées.
On observe une corrélation forte entre taille et valorisation : sous 50 M€ de valeur d’entreprise, les multiples se situent autour de 7,3x, alors que pour des valeurs proches de 500 M€, ils peuvent atteindre 14,3x.
La hausse de la dette accompagne des stratégies de build‑up offensives, sans dégrader les équilibres financiers.
Entre 2019 et 2024, l’endettement net des entreprises augmente de +48,9 %, quasi exclusivement pour financer des opérations de build‑up. Malgré cela, le ratio dette / EBE recule de 3,6x à l’entrée à 2,7x à la sortie.
Pour le millésime 2024, la dette progresse de +75,1 % en moyenne, mais le gearing baisse également (de 3,8x à 3,1x), signe d’une croissance d’activité absorbant les financements additionnels.

Les entreprises accompagnées affichent une forte dynamique de création d’emplois et un dialogue social apaisé.
Les effectifs des entreprises étudiées augmentent en moyenne de 70 %, soit près de 50 000 emplois créés. 48 % des emplois nets sont créés de manière organique et 52 % via les acquisitions, nets des cessions.
Les comités d’entreprise émettent un avis favorable ou neutre dans 99 % des cas, signe d’une transformation socialement acceptée et bien pilotée.
La création de valeur repose sur le renforcement des capacités d’innovation et des outils industriels.
L’étude souligne que dans aucun cas, les dépenses de R&D ou les investissements corporels n’ont diminué sur la période observée. 52 % des entreprises ont augmenté leurs investissements corporels, et 48 % ont renforcé leurs efforts en R&D.
La croissance ne repose donc pas sur une simple optimisation à court terme, mais sur un renforcement durable du potentiel des entreprises.
La structure de la création de valeur varie selon les profils, mais la dynamique de fond reste stable.
Les plus grandes entreprises présentent une croissance fortement soutenue des résultats, mais aussi une absence de désendettement, liée à des stratégies d’acquisitions plus intensives.
Depuis les millésimes d’entrée post‑2014, la structure des déterminants de valeur est remarquablement stable : la croissance des résultats demeure le facteur dominant, tandis que l’effet multiple et l’effet dette jouent un rôle de compléments.
L’étude met en lumière des entreprises plus rentables, plus grandes, mieux positionnées et créatrices d’emplois. L’effet résultat, dopé par l’investissement, l’innovation, les acquisitions et la montée en puissance opérationnelle, reste le cœur de la création de valeur.
Pour aller plus loin et découvrir l’ensemble des analyses, cas pratiques et données chiffrées, retrouvez l’intégralité de l’étude sur le site de France Invest.